La généalogie, ça rapproche : des histoires de cousins à une grande cousinade

16 octobre 2026

Dans ma famille, j’ai toujours entendu « c’est un cousin » quand on rencontrait quelqu’un avec ma grand-mère. Et à force, je me disais qu’on était vraiment en famille avec tout le monde ! C’était d’autant plus fou de réaliser qu’il y avait autant de cousins que je ne connaissais pas.

Des histoires de cousinage

Ces histoires de cousins me sont, je l’avoue, souvent passées au-dessus. Même si on était peut-être liés, je ne les connaissais guère. Puis, il y a quelques années, mes grands-parents se sont penchés sur la généalogie de la famille. À mon tour, je me suis intéressée à cette histoire à leurs côtés.

Et grâce à l’arbre généalogique et à la généalogie, ces histoires de cousinage devenaient enfin concrètes. Je visualisais enfin mon lien avec toutes ces personnes. Prise de passion pour tout ça, j’ai décidé d’aller plus loin, en retraçant petit à petit la vie de mes ancêtres, pas simplement à travers l’état civil, mais bien au-delà.

La généalogie, ça rapproche

En me penchant sur la vie de mes ancêtres, je me penchais aussi, de fait, sur la vie de leurs descendants. Alors, assez naturellement, j’ai partagé mes recherches avec mes grands-parents, qui les ont eux-mêmes transmises aux cousins qu’ils connaissaient.

Travailler sur nos ancêtres m’a donné l’opportunité d’en rencontrer certains et de tisser des liens avec ces cousins que je connaissais à peine quelques années auparavant.

Ce petit travail de recherche, commencé dans mon coin sur chacun de mes ancêtres, finit toujours par prendre une dimension collective. Tous ont des anecdotes, des papiers ou des pistes à partager. Et je trouve ça chouette de pouvoir tisser des liens autour de notre histoire commune.

L’organisation d’une cousinade

L’année dernière, j’ai écrit un récit sur le parcours d’un de mes ancêtres ayant participé à la Première Guerre mondiale. Ce travail a fait le tour de ses descendants et de ses collatéraux. Quelques mois plus tard, une cousine a pris les choses en main et a organisé une énorme cousinade autour de notre ancêtre commun, Constentin Armide Vadez. Et c’est ainsi qu’en août, j’ai eu l’opportunité de rencontrer des dizaines de cousins.

De leurs noms sur l’arbre aux messages échangés lors de mes recherches sur nos ancêtres, je rencontrais enfin toutes ces personnes que je connaissais jusque-là uniquement à travers la généalogie. La cousinade a été une très belle réussite. 

Mon papi avait préparé un arbre généalogique version XXL, qui s’étendait sur plusieurs mètres ! Un code couleur avait été mis en place pour chaque ancêtre commun, ce qui nous permettait de nous retrouver facilement sur l’arbre et entre nous. À table, tout le monde était mélangé. L’attribution des places s'est faite par tirage au sort, l’occasion de discuter et de rencontrer des cousins issus de branches plus lointaines.

Bref, c’était un moment très convivial et fort en émotions. Au-delà des simples bouts de papier et des archives, la généalogie permet vraiment de tisser des liens et de se retrouver autour de notre histoire commune. Et je crois qu’au fond, c’est aussi la raison pour laquelle je fais de la généalogie.