La Seconde Guerre mondiale dans les mémoires familiales

08 mai 2026

La Seconde Guerre mondiale a laissé bien des traces dans les souvenirs familiaux. Dans chaque famille, il existe des anecdotes, des récits, parfois même des légendes autour des conflits mondiaux. Si la Première Guerre mondiale s’accompagne souvent d’histoires de poilus, il ne faut pas oublier que les civils ont eux aussi subi ces conflits. Ils furent même les premières victimes de la Seconde Guerre mondiale.

Une guerre qui touche les civils

La Seconde guerre mondiale reste aujourd’hui le conflit le plus meurtrier qu’ait connu l’humanité avec plus de 60 millions de morts dans le monde. En France, plus de 550 000 individus ont perdu la vie, dont une majorité de civils.

Au-delà des pertes humaines, le quotidien des Français après la défaite de 1940 devient extrêmement difficile. Sous l’Occupation, ils doivent faire face au couvre-feu, au travail forcé, à la faim liée aux réquisitions allemandes et aux cartes de rationnement, mais aussi au froid.

Le climat est également particulièrement pesant, tant en zone libre qu’en zone occupée. La peur est omniprésente, entre violences, dénonciations et arrestations, notamment celles visant les populations juives.

Une population contrainte de s’adapter : partir ou rester ?

Malgré ce contexte, nombreux sont les Français qui refusent la défaite. Très tôt, des formes de résistance apparaissent. Ouvriers, classes moyennes et femmes jouent un rôle essentiel dans ces engagements.

D’autres choisissent une autre voix dès le début de la guerre en fuyant leur région. Près de 8 à 10 millions de personnes prennent la route lors de l’exode abandonnant toute leur vie et leur foyer.

À ces départs volontaires s’ajoutent les déplacements forcés : déportations, expulsions, mais aussi captivité. Près de deux millions de soldats français sont faits prisonniers et envoyés en Allemagne dans des camps.

Des traces dans les mémoires familiales

Tous ces évènements ont bouleversé la vie de nombreuses familles françaises, que ce soit en raison des déportations, des prisonniers de guerre, de l’exode, de la résistance ou simplement du quotidien sous l’Occupation. Aujourd’hui encore, ces récits continuent de se transmettre. Dans ma famille, ce sont les parcours de Robert André et d’Yvonne Loiselet qui témoignent de cette période.

Fait prisonnier le 19 juin 1940 à Chateaubriand, Robert est envoyé au Stalag V-C à Wildberg en Allemagne. Il est libéré le 26 novembre 1942 à titre de relevé. De retour en France, il est assigné à Faux-Fresnay dans la Marne où il résidait et n’a alors pas le droit de quitter son domicile sans autorisation. De son côté, son épouse Yvonne, accompagnée de sa fille ainsi que d’autres membres de sa famille, dont sa sœur et sa mère, choisit l’exode dès le début de la guerre en direction de la Nièvre.

Ainsi, la Seconde Guerre mondiale a profondément marqué une très grande majorité de Français. Aujourd’hui encore, ces récits continuent à nous parvenir, et il est important d’en parler, de les documenter et de continuer à porter ces voix pour ne jamais oublier.